3 M+
d’Américains
vivent avec une MICI
de risque de calculs rénaux
avec une MICI
7+
passages aux toilettes par jour
= bien hydraté

Pourquoi la MICI crée un risque de déshydratation chronique

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, qui regroupent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, touchent le tube digestif de façon qui altère directement la capacité du corps à maintenir l’équilibre hydrique. Contrairement aux personnes en bonne santé qui perdent de petites quantités d’eau prévisibles par la digestion normale, les personnes vivant avec une MICI font face à plusieurs voies de perte hydrique simultanées.

Diarrhée chronique

Le symptôme caractéristique d’une MICI active. Pendant les poussées, une personne peut avoir 10 selles ou plus par jour, chacune entraînant des pertes importantes d’eau et d’électrolytes, bien supérieures à la teneur en eau des selles normales.

Absorption altérée

L’inflammation abîme la muqueuse intestinale et réduit sa capacité à absorber l’eau et les nutriments. Même en buvant suffisamment, l’intestin enflammé peut ne pas les retenir.

Complications chirurgicales

Beaucoup de personnes atteintes de la maladie de Crohn subissent des résections intestinales, ce qui réduit la surface d’absorption. Le syndrome de grêle court, conséquence d’une résection étendue, provoque une malabsorption sévère et des pertes hydriques à haut débit.

Effets indésirables des médicaments

Certains traitements des MICI (dont certaines biothérapies et immunomodulateurs) peuvent provoquer des nausées ou des diarrhées comme effets indésirables, qui s’ajoutent aux pertes hydriques liées à la maladie elle-même.

Le lien entre MICI et calculs rénaux

Les personnes vivant avec une MICI ont environ deux fois plus de risque de développer des calculs rénaux que la population générale. Ce risque accru découle de trois facteurs qui se conjuguent :

Maintenir une hydratation suffisante est l’une des façons les plus efficaces de réduire le risque de calculs rénaux chez les personnes vivant avec une MICI, car des urines diluées sont moins susceptibles de former des calculs, indépendamment des facteurs métaboliques sous-jacents.

Ce que montre la recherche

Troubles électrolytiques et acido-basiques dans les maladies inflammatoires de l’intestin
L’inflammation intestinale liée aux MICI réduit l’absorption du sodium, du chlorure et du calcium, tout en augmentant la sécrétion de potassium. Ces perturbations électrolytiques, combinées à la diarrhée chronique, créent des déséquilibres hydriques et minéraux persistants qui demandent une prise en charge continue.
Barkas et al., 2013. Annals of Gastroenterology • PubMed
Lithiase urinaire dans les MICI : revue systématique et méta-analyse portant sur 13 millions de personnes
La prévalence des calculs rénaux était de 6,3 % chez les personnes vivant avec une MICI dans l’ensemble (7,9 % dans la maladie de Crohn en particulier). Ces personnes avaient un volume urinaire inférieur d’environ 519 mL/jour par rapport aux témoins. La chirurgie intestinale multipliait le risque de calcul par près de 3 (OR = 2,82).
Abdulrhman et al., 2023. Medicine • PubMed
Insuffisance intestinale chronique et syndrome de grêle court dans la maladie de Crohn
Entre 8,5 % et 18,2 % des personnes atteintes de la maladie de Crohn développent une insuffisance intestinale chronique dans les 20 ans suivant le diagnostic. Les personnes ayant une jéjunostomie peuvent perdre 5 à 8 litres de liquides par jour pendant les phases aiguës, ce qui les rend extrêmement vulnérables à une déshydratation rapide et à une insuffisance rénale prérénale.
Aksan et al., 2021. World Journal of Gastroenterology • PubMed
La fréquence urinaire comme biomarqueur d’hydratation
Les personnes bien hydratées vont en moyenne 7±2 fois aux toilettes par jour, contre 5±2 pour les personnes déshydratées. La fréquence urinaire est un indicateur fiable et non invasif du statut d’hydratation.
Tucker et al., 2016. European Journal of Clinical Nutrition • PubMed

Stratégies d’hydratation pour les personnes vivant avec une MICI

La gestion de l’hydratation avec une MICI demande plus d’attention que pour une personne en bonne santé, car les pertes hydriques sont moins prévisibles et peuvent s’intensifier rapidement pendant les poussées.

Suivre son hydratation avec une MICI

Pour les personnes vivant avec une MICI, un suivi régulier de l’hydratation peut aider à repérer la déshydratation tôt, avant qu’elle ne mène à des complications comme des calculs rénaux, de la fatigue ou une hospitalisation. Mais le suivi classique de l’eau (noter chaque verre) ajoute des frictions à une routine de gestion quotidienne déjà exigeante.

P sur Apple Watch : enregistrement d’un passage aux toilettes d’un seul toucher pour le suivi de l’hydratation

P : le suivi d’hydratation sans la corvée

Au lieu de noter chaque verre d’eau, P suit la fréquence de tes passages aux toilettes. La recherche montre que 7+ passages aux toilettes par jour, c’est le signe que tu es bien hydraté. Un toucher en allant aux toilettes, et c’est réglé.

1 toucher
pour noter
un passage
7+
passages/jour
= hydraté
0
millilitre
à mesurer

Pour les personnes vivant avec une MICI, le compte quotidien de P fournit un repère d’hydratation objectif. En rémission, ton compte habituel définit ce qu’est une hydratation suffisante pour toi. Pendant les poussées, voir ce compte chuter signale que tes pertes hydriques dépassent ton apport, ce qui te donne une alerte précoce pour augmenter les liquides ou contacter ton équipe soignante.

P envoie des rappels quand il s’est écoulé longtemps depuis ton dernier passage aux toilettes, ce qui t’aide à maintenir un apport en liquides régulier, même les jours où les symptômes digestifs rendent boire et manger moins tentant. Suis tes passages depuis ton Apple Watch ou ton iPhone.

Conditions associées

Garde une longueur d’avance sur la déshydratation avec une MICI

Un toucher en allant aux toilettes. Suis ton hydratation au quotidien et repère les déséquilibres hydriques avant qu’ils ne deviennent des complications.

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Questions fréquentes

Pourquoi la maladie de Crohn provoque-t-elle une déshydratation ?

Plusieurs voies de perte hydrique. Diarrhée chronique (souvent 10+ selles par jour pendant les poussées), absorption intestinale altérée par une muqueuse enflammée ou abîmée, résections chirurgicales qui réduisent la surface d’absorption, et effets indésirables des médicaments y contribuent tous. Pendant les poussées actives, les pertes de liquides peuvent dépasser ce que la plupart des gens compensent en buvant normalement.

Combien d’eau une personne atteinte de la maladie de Crohn devrait-elle boire ?

Ça dépend de l’activité de la maladie et de facteurs individuels. En rémission, les repères généraux s’appliquent : de quoi produire 7+ passages aux toilettes par jour. Pendant les poussées avec diarrhée active, les besoins en liquides augmentent fortement. Les solutions de réhydratation orale peuvent être plus efficaces que l’eau plate. Ton gastro-entérologue peut te donner des conseils personnalisés.

La maladie de Crohn augmente-t-elle le risque de calculs rénaux ?

Oui, environ 2× le risque de la population générale. La déshydratation chronique concentre les urines, la malabsorption des graisses augmente l’absorption d’oxalate (formant des calculs d’oxalate de calcium), et la perte de bicarbonate par la diarrhée crée des urines acides (favorisant les calculs d’acide urique). Maintenir une hydratation suffisante est l’une des mesures préventives les plus efficaces. Vois le guide sur les calculs rénaux pour en savoir plus.

Quels sont les signes de déshydratation avec une maladie de Crohn ?

Surveille ces signes précoces : urines jaune foncé ou ambrées, mictions moins fréquentes (moins de 6 fois par jour), bouche sèche, vertiges en se levant, fatigue et crampes musculaires. Chez les personnes vivant avec une MICI, ils peuvent s’installer progressivement à cause d’une perte hydrique chronique de faible intensité et ne pas déclencher la soif habituelle. Suivre la fréquence des passages aux toilettes aide à repérer la déshydratation avant qu’elle ne devienne sévère.

Comment les personnes vivant avec une MICI peuvent-elles suivre leur hydratation ?

Suis la fréquence urinaire, pas seulement les selles. Le nombre de selles varie avec l’activité de la maladie, mais la fréquence urinaire reste un indicateur fiable d’hydratation. La recherche montre que 7+ passages urinaires par jour indiquent une hydratation suffisante. P te permet d’enregistrer d’un seul toucher, ce qui aide à voir si ton apport en liquides suit tes pertes.

Cette page résume des recherches relues par des pairs à des fins éducatives. Elle ne constitue pas un avis médical. Une MICI est une affection sérieuse qui demande une prise en charge médicale continue. Consulte ton gastro-entérologue pour des conseils d’hydratation personnalisés, surtout pendant les poussées. Les applis d’hydratation sont des outils de bien-être, pas des dispositifs médicaux.