Gardes de 12 heures, pauses limitées, EPI et une culture du « patient d’abord ». Les soignants font face à un ensemble unique d’obstacles pour rester hydratés, et les conséquences touchent à la fois leur santé et leurs performances.
Dernière mise à jour : avril 2026
Les infirmiers et autres professionnels de santé font face à une combinaison d’obstacles au travail qui rendent une hydratation régulière difficile. Contrairement aux employés de bureau qui peuvent garder une gourde sur leur bureau et faire des pauses librement, le personnel clinique évolue sous des contraintes qui jouent activement contre l’apport en liquides.
Les gardes de 12 heures sont la norme en soins infirmiers hospitaliers. Les charges de patients élevées font que les pauses prévues sont souvent écourtées, retardées ou totalement sautées. Une enquête auprès de 806 infirmiers hospitaliers a constaté qu’ils ne disposaient en moyenne que de 26 minutes de pause par garde de 12 heures.
Les boissons ouvertes sont interdites dans la plupart des zones cliniques. Dans de nombreux établissements, les gourdes ne peuvent pas être gardées aux postes de soins en raison du risque de contamination. Boire impose de quitter la zone de soins.
Le port de blouses, gants, masques et visières rend la prise d’eau logistiquement difficile. Retirer et remettre son EPI pour une gorgée prend du temps et gaspille du matériel, alors beaucoup de soignants s’en passent.
Les soignants sont formés à faire passer les besoins des patients en premier. Prendre soin de soi, y compris boire de l’eau et aller aux toilettes, est souvent reporté quand les patients réclament de l’attention. Cet état d’esprit, aussi admirable soit-il, conduit à une négligence de soi chronique.
La déshydratation pendant les gardes touche les soignants de façons qui peuvent compromettre à la fois leur propre santé et la sécurité des patients :
Compte tenu des contraintes du travail clinique, l’objectif n’est pas la perfection mais la régularité. Un apport en liquides petit et régulier tout au long d’une garde est plus réalisable que de viser un objectif quotidien précis.
Noter le volume d’eau est peu réaliste pendant une garde de 12 heures. Tu n’as pas le temps de mesurer des onces ni de saisir des données dans une application entre deux évaluations de patients. Mais tu vas aux toilettes, et chaque passage est l’occasion de suivre ton hydratation avec un effort minimal.
Au lieu de noter chaque verre d’eau, P suit la fréquence de tes passages aux toilettes. La recherche montre que 7 passages aux toilettes ou plus par jour indiquent une bonne hydratation. Un seul toucher au poignet en allant aux toilettes, et c’est fait.
Pour les infirmiers et les travailleurs postés, comparer ton nombre de passages aux toilettes les jours de travail et les jours de repos révèle si ton hydratation en garde est suffisante. Si ton compte passe de 8 les jours de repos à 4 pendant les gardes, cet écart représente le déficit hydrique que créent les obstacles de ton lieu de travail.
P envoie des rappels quand cela fait longtemps que tu n’es pas allé aux toilettes. Une légère vibration au poignet pendant une garde sert de petit signal privé pour boire de l’eau, même en pleine concentration sur les soins. Fais le suivi depuis ton Apple Watch ou ton iPhone.
Un seul geste en allant aux toilettes. Suis ton hydratation pendant les gardes de 12 heures sans ajouter de friction à ton organisation.
Une combinaison d’obstacles au travail. Des gardes de 12 heures avec peu de pauses, le fait de faire passer les soins aux patients avant ses propres besoins, des règles de prévention des infections qui restreignent les boissons dans les zones cliniques, un EPI qui rend la prise de boisson peu pratique, et la nature physiquement exigeante du travail. Beaucoup d’infirmiers limitent consciemment leurs liquides pour éviter d’avoir à faire des pauses toilettes pendant les gardes chargées.
Oui. Même une déshydratation légère (1 à 2 % de perte de poids corporel) altère l’attention, la mémoire de travail et le temps de réaction. Pour des infirmiers qui prennent des décisions de soins critiques, ces effets ont de réelles implications pour la sécurité. Les maux de tête et la fatigue liés à la déshydratation s’ajoutent encore aux exigences du travail posté.
La recherche suggère un lien. Une urine concentrée due à un apport en liquides restreint est un facteur de risque connu d’infection urinaire. Une étude a constaté qu’augmenter l’apport en eau de 1,5 L/jour réduisait la récidive d’infection urinaire de près de 50 % chez les femmes sujettes aux infections. Consulte le guide P de prévention des infections urinaires pour l’ensemble des études.
Assez pour produire 7 passages aux toilettes ou plus par jour. Pour une garde de 12 heures, cela revient à boire régulièrement par petites gorgées plutôt qu’à se charger avant ou après. Même de petites quantités toutes les 1 à 2 heures aident à maintenir les performances cognitives. Compare ton nombre de passages aux toilettes les jours de garde et les jours de repos pour savoir si ton approche fonctionne.
Suis tes passages aux toilettes, pas le volume d’eau. Un seul geste sur ton Apple Watch en allant aux toilettes prend environ 2 secondes. P suit ton compte quotidien et t’alerte si la fréquence baisse. Si ton compte est plus bas les jours de travail que les jours de repos, c’est que tu ne bois probablement pas assez pendant les gardes.
Cette page résume des travaux de recherche évalués par les pairs à des fins éducatives. Il ne s’agit pas d’un avis médical. Consulte un professionnel de santé si tu as des préoccupations concernant la déshydratation ou des problèmes de santé associés. Les applications d’hydratation sont des outils de bien-être, pas des dispositifs médicaux.